L’irrigant et le Préfet (fable)

L’irrigant ayant pompé

Tout l'été,
Se trouva fort dépourvu
Quand le manque fut venu.

Plus de gouttelette d’eau
Dans les fleuves ou les ruisseaux.
Il alla crier « je meurs »
Chez le préfet son sauveur
Le priant de lui fournir
Des bassines pour couvrir

Toutes les saisons sans eau.

« J’offrirai du vin nouveau.
Sans bloquage de péage,
Sans aucun autre dommage. »

Le préfet n’est pas prêteur :
C'est là son moindre défaut[


« Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-il à ce grand pleureur.
— Nuit et jour à tout venant[
Je pompais, ne vous déplaise.
— Vous pompiez? J’en suis fort aise.
Soyez sobre maintenant. »

FIN

Ce texte est une parodie de la fable de Jean de la Fontaine : La cigale et la fourmi. En cette journée mondiale de l’eau, un écrivain au nom prédestiné…

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L’adieu aux arbres